Éditorial

Toute organisation cherchant à faire affaire avec des clients à l’étranger fera face à de grands défis une fois le contrat obtenu. Le jeu en vaut-il la chandelle?

Les entreprises d’envergure connaissant du succès sont pleinement conscientes des défis qui les attendent quand elles tentent de percer le marché international. Parmi ces défis, le plus évident et le plus souvent cité, c’est celui de faire affaire avec des personnes dont la culture diffère de la nôtre. Cependant, bien connaître les différences culturelles, ce n’est pas seulement savoir s’il faut serrer la main ou hocher la tête pour saluer son client, à quelle heure il convient de tenir une réunion ou encore quels sujets sont à éviter. Bien sûr, il est primordial de connaître la réponse à ces questions pour pouvoir bâtir des liens et obtenir des contrats; toutefois, de nombreuses entreprises oublient que les plus grands défis, ce sont ceux qui se présentent une fois le contrat signé.

Les organisations connaissant du succès à l’étranger consacrent le temps et les ressources nécessaires pour veiller à ce que leur service après-vente soit adapté aux particularités culturelles du pays où ils font affaire. Ces organisations se font un devoir de relever les particularités de leurs clients, les différences entre les relations d’affaire formelles et informelles ainsi que les règlements commerciaux en vigueur dans les différents pays. Pourquoi alors, en dépit de toutes ces difficultés et des risques financiers, les entreprises continuent-elles à convoiter les marchés internationaux?

Bien sûr, une entreprise qui s’avère la première à percer un marché encaissera des profits considérables. Toutefois, les entreprises connaissant le plus de succès font affaire à l’étranger parce que cela leur apporte une satisfaction. Du point de vue professionnel, faire affaire à l’étranger vous oblige à sortir des sentiers battus, à trouver des façons novatrices de faire face à des problématiques et à élaborer des outils ingénieux pour résoudre certaines questions, en plus d’inciter vos employés à se dépasser. Du point de vue personnel, faire affaire à l’étranger vous amène à oublier votre environnement immédiat et à apprendre de personnes provenant des quatre coins du monde. Et bien que faire affaire à l’étranger peut se traduire par des profits, votre plus grande satisfaction sera celle d’avoir appris des autres, et ce que vous avez appris vous servira plus tard à apporter une contribution au sein de votre propre communauté.

Nous espérons sincèrement que notre nouveau format vous aura plu, chers lecteurs, et que vous continuerez à tirer avantage de la panoplie d’articles et de faits intéressants que nous vous offrons sur le domaine dans lequel nous travaillons, le fascinant monde des ressources humaines. Encore une fois, nous vous remercions de continuer à nous lire et vous remercions de votre fidélité envers EPSI et les produits d’évaluation Compmetrica.

Sincères salutations,


Franco Maimone
Directeur, Service de consultation et développement des affaires